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SAT ou ACT : faut-il vraiment les passer pour étudier aux États-Unis ?

Ce qui a changé depuis la fin de l’ère test-optional, et comment décider selon votre projet.

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La question revient dans presque chaque premier rendez-vous : faut-il passer le SAT ou ACT pour candidater aux États-Unis ? Pendant quatre ans, la réponse était devenue confortable, presque évasive. Depuis, le paysage a complètement basculé. Les huit universités de l’Ivy League ont toutes rétabli l’obligation de test, la dernière en juin 2026. Les deux examens ont par ailleurs changé de format. Voici un état des lieux à jour, avec ce que cela implique concrètement selon votre profil et vos ambitions.

SAT ou ACT : deux tests, une même fonction

Le SAT et l’ACT évaluent votre capacité à suivre un cursus universitaire américain. Les universités s’en servent comme d’un repère commun, applicable à des candidats issus de milliers de systèmes scolaires différents. C’est précisément leur intérêt pour un lycéen français, dont les notes ne parlent pas d’elles-mêmes à un jury américain.

Les deux tests sont acceptés à égalité partout. Aucune université ne préfère l’un à l’autre, malgré ce que l’on entend parfois. Le choix relève donc uniquement de votre confort personnel.

En revanche, leurs formats ont profondément évolué. Les articles publiés avant 2024 décrivent des épreuves qui n’existent tout simplement plus.

Le SAT, entièrement numérique depuis 2024

Le SAT se passe désormais sur ordinateur ou tablette, via l’application Bluebook du College Board. L’épreuve dure 2 heures 14 et compte 98 questions, réparties en deux sections : Reading and Writing puis Math. Le score reste sur 1600, avec 800 points par section.

La grande nouveauté est l’adaptativité. Chaque section comporte deux modules. Votre performance sur le premier détermine la difficulté du second, donc votre plafond de score. Autrement dit, le début du test compte davantage que la fin.

Deux détails changent la préparation. La calculatrice Desmos est intégrée et disponible pendant toute la partie mathématiques. Les résultats arrivent enfin très vite, souvent en quelques jours seulement.

L’ACT, raccourci et allégé depuis 2025

L’ACT a suivi avec sa version dite Enhanced. Elle a été déployée sur les sessions nationales en septembre 2025, puis sur les sessions internationales au printemps 2026. Le tronc commun se limite à trois sections : English, Math et Reading. Il compte 131 questions pour environ 2 heures 5 minutes.

Le changement majeur concerne la science. Cette section devient optionnelle et n’entre plus dans le score composite, calculé désormais sur les trois sections principales. L’échelle reste inchangée, de 1 à 36.

Pour un lycéen français, ce nouveau format présente un vrai avantage. Le test est plus court, moins fatigant, et vous disposez de davantage de temps par question. La section science, très dense en vocabulaire technique anglais, ne vous pénalise plus si vous choisissez de l’écarter.

Lequel choisir ?

Le SAT convient aux profils analytiques, à l’aise avec un raisonnement approfondi sur peu de questions. L’ACT récompense la rapidité et la couverture de connaissances. En pratique, la meilleure méthode consiste à passer un test blanc de chacun, puis à conserver celui où votre score relatif est le meilleur.

Un point pèse toutefois en faveur du SAT depuis la France. Il est nettement plus répandu en Europe, et il est reconnu par de nombreuses universités hors des États-Unis. Un seul examen peut donc servir plusieurs candidatures.

La fin de l’ère test-optional dans les universités sélectives

Entre 2020 et 2023, presque toutes les universités américaines avaient rendu le test facultatif. Ce mouvement s’est inversé depuis 2024, et de manière spectaculaire au sommet du classement.

Dartmouth a ouvert la voie en février 2024, suivie par Harvard, Brown, puis Cornell et Pennsylvania. Yale a d’abord tenté une voie intermédiaire, en acceptant des résultats d’AP ou de baccalauréat international, avant d’y renoncer en mai 2026. Princeton a annoncé son retour à l’obligation en octobre 2025. Columbia a fermé la marche le 12 juin 2026.

Résultat : pour le cycle 2026-2027, six universités de l’Ivy League exigent déjà un score. Princeton et Columbia restent facultatives une dernière année. À partir du cycle 2027-2028, les huit imposent le SAT ou ACT.

Le mouvement dépasse largement l’Ivy League. MIT n’a jamais abandonné l’exigence. Caltech l’a rétablie en 2024, Stanford pour les entrées à partir de l’automne 2026. Georgetown ne l’a jamais supprimée. Du côté public, l’Université du Texas à Austin, ainsi que les systèmes universitaires de Floride et de Géorgie, ont fait le même choix.

La majorité des universités reste pourtant flexible

Il serait faux d’en conclure que le test est redevenu obligatoire partout. Selon FairTest, plus de 2 000 établissements américains délivrant un bachelor restent test-optional pour le cycle 2026-2027. Environ 85 autres sont totalement test-free, c’est-à-dire qu’ils ne regardent jamais les scores, même transmis.

Le système de l’Université de Californie reste l’exemple le plus notable. Berkeley, UCLA et les autres campus n’utilisent aucun score dans leurs décisions d’admission. Un réexamen de cette politique a toutefois été lancé en 2026, sans décision à ce jour.

La bonne lecture est donc la suivante. Le SAT ou ACT n’est plus obligatoire dans plus de neuf universités américaines sur dix. Mais il l’est redevenu dans presque toutes celles que visent les candidats les plus ambitieux.

Attention : facultatif ne signifie pas neutre

Dans une université qui admet moins de 10 % de ses candidats, les admis sont majoritairement des candidats ayant transmis un score. Ne rien envoyer n’est pas sanctionné officiellement, mais cela prive votre dossier d’un élément objectif.

Pour un lycéen français, cet argument pèse encore plus lourd. Le jury américain ne sait pas décoder une moyenne de 16 dans un lycée français précis. Un bon score standardisé traduit votre niveau dans une langue qu’il comprend immédiatement.

Notre position est donc claire. Si votre liste comporte une seule université sélective, préparez le SAT ou ACT. Si votre liste ne comporte que des établissements test-optional ou test-free, vous pouvez vous en dispenser sans état d’âme.

Le SAT ou ACT, désormais utile en Europe aussi

L’usage du SAT s’est étendu bien au-delà des États-Unis, notamment dans les bachelors sélectifs enseignés en anglais. C’est un argument que beaucoup de familles françaises découvrent tardivement.

La Bocconi en est l’exemple le plus lisible. L’université accepte le SAT ou l’ACT comme alternative à son propre test d’admission, et les deux voies sont considérées comme équivalentes après conversion. L’évaluation repose ensuite sur le score obtenu et sur votre dossier scolaire. Autant dire que le résultat compte réellement.

D’autres établissements fonctionnent sur une logique proche, parmi lesquels IE University, ESADE, ainsi que plusieurs universités néerlandaises et irlandaises. Chacun applique ses propres règles, donc vérifiez systématiquement la page d’admission du programme visé.

L’intérêt est stratégique. Un seul score peut soutenir des candidatures à Milan, Madrid, Amsterdam et Boston. Pour un projet international encore ouvert en classe de Première, cette portabilité vaut largement l’investissement.

Tests et bourses : le lien reste fort

Beaucoup d’universités américaines attribuent des merit scholarships, c’est-à-dire des bourses au mérite académique. Ces aides s’appuient très souvent sur un score minimum au SAT ou ACT, parfois combiné à une moyenne.

L’enjeu financier est considérable. En 2025-2026, les frais de scolarité affichés atteignent en moyenne 45 000 dollars par an dans les universités privées. Ils approchent 32 000 dollars pour un étudiant non résident dans une université publique. Le coût complet, logement et vie courante compris, dépasse fréquemment 60 000 dollars par an dans le privé.

Une bourse au mérite peut réduire cette facture de plusieurs dizaines de milliers de dollars par an. Dans ce cas de figure, quelques mois de préparation au test représentent probablement le meilleur retour sur investissement de tout votre projet.

Les alternatives concrètes si vous ne passez pas le test

Certains projets se construisent très bien sans SAT ou ACT. Les programmes dits pathway, proposés par des opérateurs comme INTO University Partnerships ou Kaplan Pathways, en sont la solution la plus aboutie.

Le principe est simple. Vous intégrez un bachelor avec une première année aménagée, qui combine cours universitaires et soutien académique et linguistique renforcé. La durée totale des études reste de quatre ans, comme pour n’importe quel étudiant américain.

Le community college constitue une autre voie crédible. Vous validez deux années, puis vous rejoignez une université partenaire en troisième année, souvent sans test standardisé. Cette option abaisse aussi sensiblement le coût global.

Ces solutions ne conviennent évidemment pas à un projet visant les universités les plus sélectives. Elles fonctionnent en revanche très bien pour un étudiant qui veut vivre une expérience américaine solide, sans transformer sa Terminale en marathon de préparation.

Quand et comment passer le SAT ou ACT depuis la France

Les deux tests sont organisés plusieurs fois par an en France, dans un nombre limité de centres. Les places partent vite, donc inscrivez-vous dès l’ouverture des sessions. C’est l’erreur la plus fréquente que nous corrigeons chaque automne.

Le calendrier idéal se cale sur votre année de candidature. Prévoyez une première tentative au printemps de la Première ou pendant l’été suivant. Vous conservez ainsi la possibilité de repasser le test en octobre, avant les échéances du 1er novembre. Beaucoup d’universités pratiquent le superscoring, c’est-à-dire qu’elles retiennent vos meilleurs scores par section sur plusieurs sessions.

Côté budget, comptez environ 110 dollars pour une inscription internationale au SAT, et un montant nettement supérieur pour l’ACT hors États-Unis. Vérifiez les tarifs en vigueur sur collegeboard.org et act.org, car ils évoluent chaque année.

Comment se préparer efficacement

Commencez par un test blanc complet, en conditions réelles. Pour le SAT, utilisez les épreuves officielles disponibles dans Bluebook, et non des versions papier. L’interface, le rythme et les outils diffèrent trop pour que l’entraînement sur papier serve vraiment.

Ce diagnostic vous dira où porter l’effort. Les lycéens français obtiennent souvent de bons résultats en mathématiques, car le programme couvre l’essentiel des notions attendues. La section Reading and Writing est presque toujours le point faible, et c’est là que se joue la progression.

Comptez douze à seize semaines de travail régulier pour un gain significatif. Un entraînement chronométré, deux à trois heures par semaine, produit de meilleurs résultats qu’un bachotage intensif de dernière minute. Nous vous orientons vers des préparations au SAT ou ACT adaptées à votre niveau, en ligne comme en présentiel. Nous proposons également une préparation à l’IELTS pour le volet linguistique du dossier.

En résumé : la réponse dépend de votre liste

Le SAT ou ACT n’est pas obligatoire pour étudier aux États-Unis. Il l’est en revanche redevenu dans la quasi-totalité des universités très sélectives, et il le sera partout dans l’Ivy League dès le cycle 2027-2028.

Si vous visez ces établissements, la question ne se pose plus. Si vous ciblez des universités moyennement sélectives, un bon score reste un levier utile, notamment pour obtenir une bourse. Et si vous privilégiez un programme pathway ou un parcours en community college, vous pouvez construire un excellent projet sans passer par ces tests.

L’erreur consiste à trancher avant d’avoir établi votre liste d’universités. C’est la liste qui détermine le test, jamais l’inverse.

Construire votre stratégie avec Study Experience

Chaque université fixe ses propres règles, et celles-ci changent d’une année à l’autre. Suivre ces évolutions, arbitrer entre les deux tests, caler le calendrier des sessions, viser les bonnes bourses : tout cela demande une connaissance fine du système américain.

C’est exactement le travail que nous menons avec chaque étudiant. Nous identifions d’abord les établissements réellement adaptés à votre profil. Nous déterminons ensuite si le SAT ou ACT est nécessaire dans votre cas. Nous construisons enfin le calendrier qui rend le projet tenable, sans sacrifier votre année de Terminale.

Vous voulez savoir si le SAT ou ACT est utile dans votre situation ? Échangez avec l’un de nos conseillers, ou venez rencontrer directement nos universités américaines partenaires lors de nos salons.

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