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Espagne : la solution en cas d’échec au PASS ou L.AS ?

Les études de santé en Espagne

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Selon les Facultés de Médecine, le taux de réussite aux processus de sélection de première année (les filières MMOPK) se situe historiquement entre 10 % et 30 % en France. Statistiquement parlant, il est donc particulièrement difficile de franchir le cap du PASS ou de la L.AS. De plus, depuis la mise en place du « Numerus Apertus », le redoublement direct de l’année de PASS est strictement interdit, la seconde chance ne s’obtenant qu’au prix d’une réorientation en L.AS 2. Face à ce goulot d’étranglement qui génère une immense détresse académique, de plus en plus d’étudiants se tournent vers des alternatives européennes plus accessibles et tout aussi prestigieuses. Choisir de faire ses études de santé en Espagne s’impose alors comme la solution idéale.

Du reste, après une, voire deux années de stress intense à vivre le nez plongé dans les bouquins, de nombreux étudiants ressentent le besoin de s’expatrier pour poursuivre leur cursus dans un cadre plus serein. Partir à l’étranger est aussi l’occasion de mûrir son projet professionnel, d’enrichir son CV de compétences internationales et de devenir parfaitement bilingue.

Pourquoi choisir les études de santé en Espagne ? Moins de compétition et plus de bienveillance

L’approche pédagogique de l’autre côté des Pyrénées tranche radicalement avec le système ultra-compétitif et parfois déshumanisant des premières années de médecine en France. Pour les jeunes Français qui débutent leurs études de santé en Espagne, les programmes universitaires privilégient l’évaluation continue, le travail en équipe et mettent très tôt l’accent sur la formation pratique ainsi que sur l’intelligence émotionnelle, indispensable aux métiers du soin.

En France, la première année est souvent synonyme de sacrifices : charge de travail écrasante, apprentissage théorique massif et « par cœur », manque de sommeil chronique et mise entre parenthèses de toute activité annexe. À l’inverse, le modèle espagnol propose une immersion concrète dès le premier semestre. Les étudiants découvrent la réalité du terrain à travers des travaux pratiques rigoureux : étude de l’anatomie sur de véritables dépouilles, manipulations chimiques en laboratoire, simulations sur des mannequins haute fidélité, puis consultations réelles au sein des cliniques universitaires de l’établissement. Le volume d’heures de pratique et la complexité des soins dispensés augmentent de manière progressive au fil des ans, garantissant une excellente employabilité dès la fin du cursus.

Le retour en France après un cursus médical ou paramédical à l’étranger

Pour les étudiants qui souhaitent revenir exercer en France une fois leur diplôme en poche, les études de santé en Espagne sont particulièrement valorisées par les recruteurs en raison de cette approche clinique précoce et de l’ouverture d’esprit qu’offre une expérience internationale.

Sur le plan réglementaire, les diplômes espagnols de Médecine et d’Odontologie (Dentaire) bénéficient de la directive européenne 2005/36/CE, qui garantit une reconnaissance automatique de plein droit sur le territoire français (après inscription au Conseil National de l’Ordre concerné). Pour la kinésithérapie, la démarche requiert l’obtention d’une autorisation individuelle d’exercice auprès de la DREETS. Compte tenu des différences de maquettes pédagogiques (les études de kiné durent 4 ans en Espagne contre un parcours de 5 ans en France), la commission française demande fréquemment la validation de stages compensatoires ; une formalité administrative classique et parfaitement maîtrisée par les étudiants de retour d’Espagne.

Le bon plan des universités privées espagnoles

Les universités privées espagnoles séduisent chaque année une part croissante d’étudiants internationaux grâce à l’excellence de leurs infrastructures de pointe et à des processus d’admission clairs, basés sur le mérite global plutôt que sur un concours couperet. Des établissements de premier rang, à l’instar de l’Universidad Europea ou de l’UCAM, en sont de parfaits exemples pour concrétiser vos études de santé en Espagne.

Chaque université privée fixe ses propres critères de sélection. Si un bon dossier académique de lycée est requis, l’admission repose généralement sur des tests psychotechniques, des épreuves de connaissances (biologie, chimie) et un entretien de motivation.

Une nuance linguistique importante est à apporter : si la filière Médecine exige effectivement un dossier d’excellence (souvent entre 17 et 18/20) et un niveau d’espagnol d’emblée parfait, les filières Dentaire et Kinésithérapie s’avèrent beaucoup plus accessibles aux profils internationaux. En effet, de nombreuses universités privées proposent les premières années d’études en français ou en anglais. Cela permet aux étudiants de démarrer leur cursus sereinement tout en apprenant le castillan de manière intensive à l’université, afin d’être parfaitement opérationnels au moment d’intégrer les stages hospitaliers en troisième année.

En revanche, pour les familles n’ayant pas le budget nécessaire pour financer le coût des frais de scolarité du secteur privé (notamment pour les études vétérinaires ou dentaires), viser les universités publiques espagnoles est une excellente option, bien qu’elle demande une stratégie différente.

Une année de césure en Espagne pour devenir bilingue et reprendre confiance

Certains bacheliers ou étudiants en réorientation préfèrent s’accorder une année de transition pour mûrir, s’adapter au rythme universitaire et monter en compétences linguistiques. Pourquoi ne pas mettre à profit cette année de césure en partant s’installer dans la péninsule Ibérique ? C’est l’opportunité idéale pour perfectionner son espagnol tout en préparant rigoureusement les examens d’entrée spécifiques aux universités publiques, dont les frais de scolarité sont très proches de ceux de la France. Bien que la concurrence y soit vive, cette démarche ne présente aucun risque : au terme de cette année, vous serez au minimum bilingue (voire trilingue si vous optez pour des cours de sciences dispensés en anglais), un atout majeur pour réussir vos futures études de santé en Espagne.

L’accès aux universités publiques espagnoles : mode d’emploi

Pour intégrer le système public espagnol, très convoité, il est indispensable de mener plusieurs démarches administratives de front :

  • S’inscrire sur les plateformes de pré-inscription des communautés autonomes ciblées en analysant la Nota de Corte(la note du dernier admis de l’année précédente).
  • Déposer un dossier de demande d’accréditation et d’équivalence des notes du Baccalauréat français auprès de l’UNED (via le service UNEDasiss) pour obtenir une note de base sur 10 points.
  • Passer les PCE (Pruebas de Competencias Específicas) : ces examens de spécialité (généralement en biologie et chimie) sont cruciaux, car ils permettent de convertir et de bonifier sa note globale pour la faire monter jusqu’à un maximum de 14 points, et ainsi atteindre les seuils exigeants du public.

Des écoles spécialisées et des classes préparatoires proposent des programmes dédiés pour vous accompagner pas à pas dans l’apprentissage de la langue et la réussite de ces examens de sciences. Enfin, sachez que si vous n’obtenez pas de place dans le secteur public, cette année de préparation aura considérablement renforcé la qualité de votre dossier, vous ouvrant grand les portes des meilleures universités privées du pays pour y réaliser vos études de santé en Espagne.

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