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EHL Hospitality Business School (École hôtelière de Lausanne)

Les études d’hôtellerie en Suisse, dans la meilleure école au monde (QS)

people inside airport

Fondée en 1893, l’École hôtelière de Lausanne, rebaptisée EHL Hospitality Business School, est la plus ancienne école hôtelière du monde. Elle en est aussi, plus de 130 ans plus tard, la plus connue et la plus prestigieuse : elle occupe la première place du QS World University Rankings en Hospitality & Leisure Management pour la huitième année consécutive, de 2019 à 2026. Mais un classement ne dit pas tout. Avant de viser l’EHL, encore faut-il comprendre ce qui fait réellement sa valeur, ce que l’admission exige concrètement, et ce que représente l’investissement. C’est précisément l’objet de cet article.

La meilleure école hôtelière du monde ?

La renommée de l’établissement repose sur trois facteurs clés, qui font partie intégrante de l’ADN de l’EHL.

Le réseau

L’école a formé une communauté de plus de 30 000 diplômés, présents dans 150 pays, qui constituent le noyau dur du secteur de l’hôtellerie internationale. Un peu à l’image des grands cabinets d’avocats américains qui recrutent en priorité les diplômés de Harvard (les amateurs de la série Suits sauront à quoi nous faisons référence), les diplômés de l’EHL bénéficient d’un accès privilégié au marché de l’emploi : environ 96 % d’entre eux trouvent un poste au moment de l’obtention de leur diplôme ou dans les mois qui suivent. Dans le classement QS, l’EHL obtient d’ailleurs le score maximal de 100/100 sur le critère de la réputation auprès des employeurs, un indicateur qui pèse pour moitié dans la note finale.

Un modèle pédagogique distinctif

L’EHL propose des programmes à tous les niveaux (Bachelor, Masters, MBA, Executive MBA) qui allient formation universitaire exigeante et expérience professionnelle réelle. Le Bachelor, programme phare de l’école, intègre deux stages de six mois et une année préparatoire durant laquelle tous les étudiants, futurs managers compris, apprennent les métiers de terrain : cuisine, service, hébergement. Cette immersion change la donne à la sortie. Le milieu de l’hôtellerie de luxe reste très hiérarchisé, et un jeune diplômé « classique » doit habituellement gravir tous les échelons, en commençant par le bas, ce qui peut prendre des années. Une formation à l’EHL raccourcit l’échelle, pour ainsi dire : les diplômés accèdent plus directement à des postes à responsabilité, avec les salaires qui vont avec.

Une formation généraliste pour de nombreux débouchés

Il n’est pas obligatoire de travailler dans l’hôtellerie après un diplôme de l’EHL, et c’est même de moins en moins la norme : près de la moitié des anciens de l’école exercent aujourd’hui en dehors du secteur, dans le luxe, la finance, l’immobilier, le conseil ou l’entrepreneuriat. Un tour sur LinkedIn suffit pour le constater. La formation suisse, rigoureuse et interdisciplinaire, transmet des compétences transversales (gestion, finance, marketing, leadership, sens du service) qui se transfèrent remarquablement bien vers d’autres industries. C’est d’ailleurs ce positionnement qui explique le changement de nom de l’école : l’EHL se présente désormais comme une business school à part entière, vue à travers le prisme de l’hospitalité.

Une reconnaissance internationale du diplôme

Les distinctions se sont accumulées ces dernières années. Outre sa première place mondiale au classement QS depuis 2019, l’EHL figure parmi les cinq meilleures écoles de commerce de Suisse selon ce même classement. Son restaurant d’application, Le Berceau des Sens, premier restaurant d’école en Suisse à décrocher une étoile Michelin, la conserve année après année depuis 2019. L’école est par ailleurs accréditée AACSB et NECHE, et son Bachelor est délivré en association avec la HES-SO, ce qui lui confère une reconnaissance académique officielle en Suisse et à l’international.

Cette réputation s’entretient par une ouverture internationale assumée : plus de 4 000 étudiants représentant plus de 120 nationalités sont répartis sur trois campus, à Lausanne, à Passugg (dans les Grisons) et à Singapour. Les étudiants du Bachelor, dont l’année préparatoire se déroule obligatoirement à Lausanne, peuvent effectuer des semestres de mobilité sur le campus de Singapour, où les cours sont exclusivement dispensés en anglais. À noter, un point souvent méconnu des candidats français : le Bachelor peut se suivre en anglais ou en français sur le campus de Lausanne, même si la maîtrise de l’anglais reste indispensable dans les deux cas.

Comment intégrer EHL ?

Qui dit école très réputée, bien classée et aux effectifs maîtrisés, dit forcément sélectivité. L’EHL est loin d’être inaccessible, mais le dossier doit se construire dans les règles de l’art, et les candidats doivent remplir un certain nombre de prérequis.

Premier critère incontournable : vous devez avoir 18 ans révolus le jour de la rentrée. Jusqu’ici tout va bien ? Regardons la suite. Pour candidater au Bachelor, il vous faudra :

  • Un baccalauréat validé avec de bons résultats. L’école ne fixe pas de mention officielle, mais attend des notes nettement supérieures au minimum requis, et valorise les profils ayant suivi les mathématiques durant les trois dernières années de lycée. Si vous êtes encore en Terminale, vous candidatez avec vos notes de Première et des épreuves anticipées, pour une admission conditionnelle.

  • Un très bon niveau d’anglais, attesté par un test officiel : IELTS Academic avec un score global de 7.0, ou équivalent (TOEFL, Cambridge C1 Advanced, Duolingo). Vous en êtes dispensé si vous avez suivi un bac français à option internationale (OIB ou BFI) ou un cursus entièrement en anglais.

  • Une rédaction en anglais de 500 à 650 mots, à choisir parmi plusieurs thématiques imposées. Le style est libre, mais l’exercice compte : c’est là que le comité d’admission évalue votre motivation, votre personnalité et votre compréhension du secteur.

La candidature se dépose en ligne, moyennant des frais de dossier de 220 CHF. Si votre dossier est retenu après une première étude, vous serez convié à une journée d’interview. Bonne nouvelle pour les candidats français : ces journées se déroulent désormais en ligne, plusieurs fois par mois, et non plus systématiquement sur place en Suisse. Vous y passerez notamment un entretien individuel destiné à évaluer votre motivation, votre potentiel et votre adéquation avec les exigences du secteur de l’accueil. Aucune préparation académique spécifique n’est requise, mais une vraie connaissance du secteur, de ses métiers et du programme fait clairement la différence. La décision finale tombe généralement dans les deux semaines qui suivent.

Un conseil que nous répétons à tous nos étudiants : candidatez tôt. Les admissions se font au fil de l’eau, et les places se remplissent bien avant les dates limites officielles.

Combien coûte une formation à l’EHL ?

Il faut le dire sans détour : l’EHL représente un investissement conséquent. Pour un étudiant international (dont les étudiants français), le coût total du Bachelor sur quatre ans avoisine les 167 000 CHF de frais d’études, auxquels s’ajoutent le logement et la vie sur place, dans un pays où le coût de la vie est parmi les plus élevés d’Europe. Des bourses et exonérations existent, notamment sur l’année préparatoire, ainsi que des solutions de prêt via la fondation de l’école et des partenaires bancaires. Mais le budget global reste un paramètre central de la décision, à anticiper dès le départ.

Cet investissement se justifie pleinement pour certains profils : ceux qui visent une carrière internationale dans l’hôtellerie de luxe, les grands groupes hôteliers, le tourisme haut de gamme ou les industries du service et de l’expérience client. Le retour sur investissement y est réel et documenté. En revanche, si votre projet se limite à une carrière en France dans l’hôtellerie de milieu de gamme, des formations bien plus abordables peuvent parfaitement répondre à vos objectifs.

L’EHL est-elle le bon choix pour vous ?

C’est la vraie question, et le classement n’y répond pas à votre place. L’EHL est une école exigeante, immersive, où le port de la tenue professionnelle fait partie du quotidien dès la première année et où le rythme de travail est soutenu. Elle convient aux profils matures, rigoureux, à l’aise dans un environnement international et réellement attirés par les métiers du service, au sens large. Elle conviendra moins à ceux qui la visent uniquement pour le prestige du nom, sans appétence pour le terrain.

Si le profil correspond, l’EHL est sans doute l’une des formations les plus rentables et les plus ouvrantes du paysage européen. Si vous hésitez entre l’EHL et d’autres options, en Suisse ou ailleurs, ou si vous voulez évaluer objectivement vos chances d’admission avant de vous lancer, c’est exactement le type d’arbitrage sur lequel nous accompagnons nos étudiants. Parlons-en : un premier échange permet souvent d’y voir beaucoup plus clair sur la stratégie à adopter, le calendrier et la constitution du dossier.

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