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Master en Ecosse : à quoi s’attendre ?

Par Ben B. inscrit en Master de Psychologie, à l’université d’Edimbourg (2017).

Commencer un Master et commencer un Bachelor, ce n’est pas la même chose. Les attentes ne sont pas les mêmes, les dossiers ne sont pas les mêmes, et, surtout, l’étudiant n’est plus le même ! Deux ans après avoir validé mon Bachelor en histoire, j’ai pris la décision de non seulement reprendre les études, mais aussi de changer complètement de filière ! En effet, je pars à l’université d’Edimbourg pour faire une reconversion en psychologie, sous la forme d’un master en un an.

 

Même au Royaume-Uni, peu de personnes savent qu’il est possible de faire une « Conversion course ». L’idée est de condenser 3 ans de bachelor en un an pour éviter a l’étudiant d’avoir a reprendre ses études à zéro. Et les options sont très flexibles, dans le sens où on peut passer d’une matière comme l’anglais a quelque chose comme de la physique, à condition d’avoir eu des bonnes notes au bac en maths et physique-chimie. Le seul bémol, c’est que peu d’universités vont proposer une conversion dans une matière donnée, et le choix d’établissement est donc relativement restreint. Pour ma part par exemple, je n’ai postulé qu’à deux universités par manque de choix. Mais en théorie, on n’est pas limité à 5 choix comme avec UCAS et on peut postuler à un nombre illimité d’établissements.

 

Au delà de ça, le processus d’admission reste le même que pour un master classique : un dossier composé de relevés de notes de licence (et bac au besoin), lettre de motivation, et une ou deux références de professeurs. Pour les références, la seule différence avec le post-bac, c’est de ne pas tomber dans le piège de la demander à un professeur juste parce qu’il ou elle est d’une grande renommée dans son domaine, bien qu’il soit tentant de s’associer avec le prestige de cette personne. Il vaut bien mieux une référence d’un professeur qui vous connaît très bien, peut être votre directeur de mémoire si vous en avez effectué un.

 

Pour le personal statement, c’est surtout une question de prouver sa passion pour la matière, et de mettre l’accent sur ce qui peut faire de vous un meilleur candidat que quelqu’un d’autre (stages, bénévolat, expériences personnelles etc..). En général, les relevés de notes ne racontent qu’une partie de l’histoire, et c’est a vous de la compléter avec le statement. Il s’agit donc d’expliquer comment vos choix de matières, de cours, de profs etc… pendant votre licence vous ont préparé pour ce master. Et le dernier élément, c’est de bien mettre en valeur un projet professionnel réfléchi, montrer qu’on sait ou ce master va nous mener. Apres l’écriture, il faut aussi le lire et le relire, phrase par phrase, et s’assurer qu’il y a bien une structure cohérente. N’hésitez pas à le faire lire par de multiples autres personnes, si ce n’est que pour recevoir du feedback, que vous pouvez décider d’appliquer ou non.

 

Donc, université et programme choisis, admission décrochée, maintenant vient la partie difficile : le logement. Contrairement au logement pour post-bac, la résidence étudiante n’est pas forcement le choix automatique. Premier facteur a prendre en compte : en règle générale les étudiants européens n’ont pas une place automatiquement réservée dans les logements étudiants pour « postgraduates », la priorité étant donnée aux étudiants internationaux hors UE. Ils sont aussi généralement plus chers en moyenne qu’une maison partagée avec d’autres étudiants par le privé. Souvent, l’université mettra en place un groupe facebook pour chaque cursus, ou il est intéressant de chercher des colocataires. Les universités ont toutes des départements dédiés au logement, et pourront vous donner des conseils sur où chercher des colocataires avec qui chercher, mais dans la plupart des cas il faudra se rendre sur place en personne pour pouvoir faire des visites et rencontrer des futurs colocataires. Certains anciens vous diront aussi qu’il est possible de trouver un logement juste avant le début des cours, et c’est certainement vrai que beaucoup de logements deviennent disponibles à ce moment a cause de désistements de dernière minute, mais ca reste risque. Mais dans tous les cas, même si les cours commencent demain et que vous n’avez pas de logement, il ne faut pas paniquer. Il existera toujours une solution, et l’université vous dépannera toujours pour trouver quelque chose. Dernière chose a rappeler : en tant qu’étudiant, vous serez dispense de payer la « council tax » ou taxe municipale, mais ce n’est pas le cas de professionnels ou de familles. Pour profiter pleinement de cette dispensation assez conséquente, il est beaucoup plus intéressant de se mettre en colocation avec des étudiants que des professionnels par exemple.

 

Apres cela, il ne vous reste plus qu’à partir, et se jeter à l’eau. Profitez bien de la « fresher’s week », car les étudiants en master y sont la bienvenue aussi !

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