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Macron Président : ce qui change pour les étudiants à l’étranger

Le dimanche 7 mai, un nouveau président a été élu en France. Lors des campagnes, vous avez certainement entendu parler de son programme en long, en large et en travers, mais nous nous intéressons ici à un angle peu évoqué : si l’on souhaite faire ses études à l’étranger, en quoi le programme d’Emmanuel Macron influera t-il notre choix ?

Faciliter les départs et la circulation…

Dans son programme, le nouveau Président annonce que le dispositif Erasmus sera généralisé et étendu aux apprentis. En réalité, cette mesure existe déjà. En effet, depuis octobre 2016, les apprentis peuvent partir en Erasmus. Cependant, seulement 75 apprentis français ont bénéficié de ce programme alors que Emmanuel Macron promet 200 000 bourses Erasmus par an, réparties entre étudiants et apprentis.

En termes de mobilité sur le territoire français, Emmanuel Macron souhaite aider les étudiants d’Outre-mer. Ces derniers bénéficieront de « billets d’avion à prix aidé » afin de pouvoir circuler entre les DOM-TOM et l’hexagone.

… mais aussi les retours

Emmanuel Macron souhaite également faciliter le retour des expatriés en France. Selon lui, leurs expériences, leurs parcours et leur ouverture d’esprit sont une force utile à la France. Il propose ainsi « d’accentuer les dispositions mises en place pour accompagner les Français de l’étranger lors de leur retour, » et ce notamment en facilitant l’accès aux allocations chômage et à la formation, ainsi qu’en adaptant le dépôt des demandes de RSA aux personnes ayant vécu à l’étranger.

 

Investir les étudiants de nouvelles responsabilités

Emmanuel Macron souhaite (r)établir un service national d’une durée de trois mois, à réaliser entre 18 et 21 ans. Il n’est pas précisé comment ce temps sera aménagé sachant que les jeunes à cet âge sont souvent en études à plein temps. Cet investissement semble d’autant plus problématique pour ceux étudiants à l’étranger. Cependant, on peut imaginer que le service national pourra être réalisé dans les instances diplomatiques et militaires basées dans les pays d’accueil des jeunes expatriés. Ces trois mois d’expérience pourront aussi représenter un avantage sur les plans professionnel et personnel.

Les étudiants en santé, eux devront “consacrer trois mois à des actions de prévention dans les écoles et les entreprises”. Ce “service sanitaire” a pour but de palier au manqué d’accès au soin et à la santé des populations les plus démunies. Il n’est pas précisé s’il s’ajoute ou se substitue aux trois mois de service national évoqués plus haut.

 

Réformer la sécurité sociale des étudiants

Pour contourner le manque d’efficacité prouvé et les coûts de gestion exorbitants de la LMDE, Macron propose de confier la gestion du régime d’assurance maladie obligatoire des étudiants à la CNAM-TS, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés. Cette mesure devrait permettre aux étudiants d’avoir des interlocuteurs disponibles, d’être remboursés plus rapidement et d’alléger leurs démarches administratives liées aux soins. Ceci concerne les étudiants n’étant pas rattachés au régime de sécurité sociale de leurs parents. Toutefois, notez que lorsqu’on fait des études à l’étranger, cette protection ne suffit pas, et il faut prévoir une mutuelle internationale.

 

Augmenter les capacités d’accueil des écoles françaises à l’étranger

Pour les lycéens, collégiens, et leurs parents installés à l’étranger, Emmanuel Macron prévoit de créer de nouveaux établissements au sein du réseau des lycées et écoles françaises. Il souhaite ainsi « donner à tous la chance de bénéficier de l’enseignement français à l’étranger » en aidant les établissements concernés à investir. La nature de cet investissement n’est pas précisée mais tout laisse à penser que c’est dans l’agrandissement de leurs locaux et de leurs corps enseignant qu’il se fera, afin d’accueillir plus d’élèves. Le Président souhaite également rendre cette scolarité parfois très coûteuse plus accessible aux familles à revenus modestes grâce à des bourses scolaires dont les critères d’accès seront redéfinis.

 

Représenter au mieux les français de l’étranger

Il indique aussi vouloir faire « un effort de représentativité » pour les français de l’étranger, notamment en confortant et en mettant en valeur le rôle des conseillers et élus consulaires, et en instaurant le vote en ligne pour les présidentielles. Dans ce sens, Emmanuel Macron prévoit de dédier 5 milliards d’euros à « la modernisation de l’administration et à la dématérialisation des démarches » avec la création d’un compte citoyen en ligne qui permettra aux expatriés de régler toutes leurs formalités.

 

Et réformer les universités

Enfin, pour ceux qui choisiraient de rester en France pour une partie de leurs études, il semblerait que Emmanuel Macron s’inspire des universités anglophones pour faire évoluer les institutions françaises. Il souhaite en effet rendre les universités françaises pionnières en terme de recherche, mais aussi les faire bénéficier de plus de “souplesse” afin de “mieux faire face à la concurrence international”. Le Président souhaite aussi permettre aux universités de diversifier leurs sources de financement en formant par exemple des partenariats public-privé, et en facilitant leur capacité d’emprunt.

De plus, les établissements de l’enseignement supérieur devront publier “les taux de réussite et les débouchés professionnels” de leurs diplômés et renseigner les prérequis de chacun des cursus proposés. Enfin, ces établissements auraient la liberté de créer leur offre de formation et de recruter eux-mêmes leurs enseignants-chercheurs.

 

 

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