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Faire des études internationales en deux temps

Salut à toutes et à tous ! Cette semaine, je voulais souligner l’importance de ne pas se précipiter dans un projet d’études à l’étranger. En effet, il est important de prendre son temps pour construire son parcours académique, éviter de se tromper de voie, et emmagasiner de l’expérience professionnelle en cours de route…

Le premier risque, lorsqu’on se lance dans des études internationales, c’est le burnout. Je maintiens qu’il vaut mieux procéder par à-coups dans la construction d’un parcours universitaire, plutôt que de tout faire d’une traite. En effet, dans le cas contraire, vous pouvez vous trouver au bout d’un programme de master, fatigué par plusieurs années d’études non-stop, et échouer aux portes du diplôme. En avançant par palier, vous vous garantissez un minimum de recul pour ne pas faire des choix coûteux et regrettables…

Ensuite, le second risque des parcours « fusées » (ces étudiants qui font le grand Chelem bac-bachelor-master d’une traite), c’est de ne pas avoir assez d’expérience professionnelle à l’entrée du marché du travail. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les offres sur les sites d’emploi demandent de plus en plus d’expérience, en plus des diplômes. J’ai souvenir, à la sortie de ma licence, d’un employeur qui recherchait un jeune diplômé bac+3… avec 4 années d’expérience ! Impensable pour la plupart des petits français, qui font leur entrée directe après le bac dans le monde de l’enseignement supérieur… Chez les anglo-saxons, en revanche, il est courant, après un bac+2 (Associate’s Degree) ou un bac+3/4 (Bachelor’s Degree) de passer une ou deux années à travailler, et ainsi emmagasiner de l’expérience, avant de se lancer dans un programme universitaire plus avancé. Les employeurs sont d’ailleurs friands de ce type de profil, qui leur garantit des candidats matures, formés, à la tête « bien faite » et prêts à travailler. Plusieurs pays (notamment le Canada, les USA, ou l’Australie) proposent un visa de travail à durée plus ou moins courte pour les étudiants qui sortent d’un cursus local.

Enfin, pensez à la dernière éventualité : l’erreur de parcours. Nombreux sont ceux qui se rendent compte qu’ils sont sur le point d’être diplômés dans un domaine qu’ils n’aiment absolument pas, mais qu’ils ont étudié pour des raisons familiales, sociales, etc. Si jamais vous sentez, au bout d’un programme de deux ans, que vous n’êtes pas satisfait par la matière que vous étudiez, vous avez toujours la possibilité de décrocher votre diplôme et passer par autre chose par la suite. Des passerelles sont possibles entre certains programmes, notamment en passant quelques cours supplémentaires pour rattraper votre retard sur les élèves d’un autres cursus. C’est aussi là l’intérêt des études à l’étranger, dont la composante « à la carte » est bien plus importante qu’en France !

Bref, au moment de vous pencher, seul ou avec vos parents, sur un programme d’études à l’étranger, pensez déjà à la durée du programme dans lequel vous allez vous engager. Si vous avez l’absolue certitude de ce que vous voulez étudier et faire plus tard, vous pouvez vous lancer dans un cursus long. En revanche, si vous avez du mal à vous projeter sur 3 ou 4 ans, favorisez un cursus plus court, et travaillez par palier, car c’est un des luxes qu’offrent les études à l’international !

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