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Les conséquences du Brexit sur vos études à l’étranger

Le référendum du 25 juin dernier a secoué l’Europe et divisé le Royaume-Uni. L’impact du Brexit est immense et son onde de choc se propage à de nombreux secteurs dont celui de la mobilité étudiante et des échanges universitaires. Les conséquences probables du Brexit dans ce domaine ont rapidement été analysées et communiquées dans la presse ; devant l’affolement général, il peut être bon de faire le point. Dans cet article nous répondons aux questions les plus fréquentes. So Keep Calm and Read On.

Mes frais de scolarité vont ils augmenter ?

Malgré les rumeurs selon lesquelles les frais de scolarité des ressortissants européens passeraient au tarif « overseas » — £21,320 au lieu de £9000 par an — une fois que le Royaume-Uni sera sorti de l’UE, tout semble prouver le contraire ! Une majorité d’universités Britanniques dont UCL et Middlesex University ont déjà annoncé qu’aucune augmentation de frais de scolarité ne toucherait les étudiants européens déjà inscrits ou acceptés pour les rentrées 2016 et 2017. D’autres comme Coventry University se sont exprimées publiquement pour garantir que les frais d’inscription des étudiants européens ne dépasseront pas ceux des étudiants britanniques pour (au moins) les cinq prochaines années. Donc même si le Royaume-Uni quitte l’UE en plein milieu de vos études, vos frais de scolarité ne bougeront pas !

J’ai vécu un événement similaire lors de mes études à UCL où j’effectuais une licence en quatre ans. Au début de mon cursus en 2008, les frais de scolarité s’élevaient à £3290 par an. En 2011, lors de ma troisième année, une loi est passée, augmentant les frais de scolarité à £9000 par an. Mon université a respecté son engagement de ne pas appliquer cette augmentation aux élèves déjà inscrits : mes dépenses n’ont pas changé et j’ai continué à payer £3290 par an pour mes deux dernières années d’undergraduate.

Les bourses d’études pour le Royaume-Uni disparaitront-elles ?

Si le Royaume-Uni quitte officiellement l’UE, il n’est pas impossible que les programmes et bourses Erasmus ne s’appliquent plus aux universités britanniques. Cependant, il existe de nombreuses autres alternatives de financement, sans compter celles qui se développeront en réponse à ces changements.

Les institutions telles le British Council ou la fondation des Alliances Françaises octroient déjà des aides financières et pourraient potentiellement en créer de nouvelles. De plus, les universités possèdent des bourses pour les étudiants internationaux, certaines même exclusivement réservées aux français, comme c’est le cas de la French High Achievers Undergraduate à Coventry University ; il n’y a aucune raison que cela change.  Gardez en tête que les universités britanniques sont totalement indépendantes du gouvernement, et ce depuis la fameuse loi de 2011. La sortie du gouvernement Britannique de l’Union Européenne n’a donc pas de conséquence sur la gestion et la proportion des bourses distribuées par les universités.

Faudra-t-il un visa pour étudier et travailler au Royaume-Uni ?

Techniquement si le Royaume-Uni quitte officiellement l’Union Européenne, il faudra un visa pour y étudier et y travailler. Rappelons néanmoins que le processus de sortie de l’Union Européenne prend au minimum deux ans et que le Royaume-Uni n’a même pas encore arrêté une date pour entamer ce processus. Bref, on a le temps de voir venir !
Cela étant dit, le Royaume-Uni n’a absolument aucun intérêt à refuser des étudiants issus de l’Union Européenne : dans certaines universités ils représentent 25% des étudiants et amènent environ 8 millions de livres sterling en frais de scolarité. Il est donc très probable que les visas étudiants soient flexibles et peu onéreux pour éviter la fuite massive d’étudiants européens vers d’autres destinations. Il en va de même pour les travailleurs : la proportion d’européens et de français travaillant au Royaume-Uni est conséquente et le Royaume-Uni perdrait sérieusement à rendre son marché de l’emploi difficile d’accès aux ressortissants de l’Union Européenne.

En y regardant de plus près, le Brexit présente même quelques avantages. Premièrement, la livre baisse et c’est donc probablement le meilleur moment pour partir au Royaume-Uni. Ensuite, les universités britanniques feront tout pour conserver leurs étudiants européens et par conséquent, feront sûrement des efforts pour rester attractives.

 

Pour conclure, il est peu probable que les universités britanniques deviennent moins accessibles qu’elles ne le sont aujourd’hui, au contraire. Le Brexit ne remettra jamais en cause l’excellence de leur programme, ni le rapport qualité/prix qu’elles représentent par rapport aux institutions très coûteuses aux Etats-Unis. Enfin, il faut garder en tête que les universités Britanniques sont totalement indépendantes du gouvernement et foncièrement pro-européennes. Sur ce point, un récent communiqué de la European University Association exprimait le désir de maintenir une unité forte et une collaboration étroite. « The Europe of universities will not be divided » concluait-elle au lendemain du référendum.

 

Quelles sont vos opinions, pronostics ou même questions par rapport à l’impact du Brexit sur les études au Royaume-Uni ? Faites nous part de vos impressions en commentant cet article ou en nous écrivant !

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