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Les douze raisins de minuit…

Buenos dias a todos !… Bon, ok, c’est à peu près tout ce que je sais dire en espagnol. Cela étant, cette semaine, je vais vous parler d’une drôle de coutume, pour celles et ceux qui songeraient à aller traîner leurs guêtres et étudier au pays de la Corrida, du football champagne et de la bonne bouffe.

Si vous êtes dans le coin de la Puerta del Sol à Madrid le 31 décembre, il y a des chances qu’on vous y trouve avec une grappe de raisins, prêts à en gober une douzaine pour célébrer le nouvel an. Oui, chez nos amis du sud, la tradition veut qu’on avale un grain de raisin (et malheureusement, pas de raisin sec, plus petit et moins dangereux) à chaque coup d’horloge marquant minuit. Mais d’où vient cette tradition qui menace les quarante-sept et quelques millions d’œsophages des habitants espagnols à chaque fête du nouvel an ? Un buzz de l’époque médiévale qui a dégénéré ? Une version édulcorée d’un rite de passage périlleux (les grains de raisins étant à l’origine des melons) ? Ou bien encore une vanne que font les espagnols aux touristes qui souhaitent se frotter aux pratiques typiques du coin ?

Et bien rien de tout ça ! Quoique… En réalité, la légende voudrait qu’en 1909, la récolte de raisin fut si bonne que les viticulteurs espagnols se retrouvèrent avec un surplus massif dudit fruit. Résultat des courses, ces derniers, pour écouler le stock firent passer le mot que le fait d’avaler un raisin à chaque coup de minuit apporterait à celui qui le ferait chance et prospérité pour l’année à venir… On en trouve l’explication (partielle) ici, pour ceux qui parlent la langue de Cervantès : http://hispanos.about.com/od/Tradiciones/a/Las-Doce-Uvas-Y-Otras-Tradiciones-Del-A-No-Nuevo.htm . Vous l’avez bien compris, il s’agirait donc d’une forme de buzz du début du 21ème siècle qui aurait fini par rentrer dans les mœurs.

Aussi, si vous avez eu la bonne idée de partir vous immerger en Espagne (et qui sait, y suivre un cursus universitaire), et que votre coloc’ vous impose de gober les douze raisins de minuit pour célébrer la bonne année, vous n’aurez qu’à lui répondre que vous ne soutenez pas une tradition qui se fait l’apôtre du consumérisme effréné. Ou un truc du genre. Ça vous fera passer pour un/une intello, et en plus ça vous épargnera vraisemblablement un passage à l’hosto, voire une trachéotomie évitable.

Sur ce, bonne année à vous tous, où que vous soyez !

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