Mes études à McGill pendant le Coronavirus

Mes études à McGill pendant le Coronavirus

Rencontre avec Magali, étudiante à l'université de McGill (Montréal)

Une année à McGill pas tout à fait comme prévue !

En Septembre 2019, j’ai quitté la France direction Montréal pour ma première année à l’université. Tout se déroulait très bien jusqu’à ce que je doive quitter le Canada en urgence pour retourner en France avant que les frontières ne ferment à cause du COVID-19. J’ai donc terminé mon semestre d’hiver en ligne. Je vous avoue que cela n’a pas été facile au début. Si j’avais choisi de partir au Canada, ce n’était pas pour revenir chez mes parents en France. J’avais dû quitter mes amis en urgence, je n’avais plus accès aux bibliothèques du campus, ni à mes professeurs ou à mes tuteurs pour poser des questions. Il a fallu que je m’adapte à ce nouveau mode de fonctionnement. Le plus compliqué fut de trouver la motivation de se mettre devant son ordinateur pour travailler toute seule. Certains de mes cours se déroulaient via zoom aux heures prévues sur mon emploi du temps, il fallait donc faire attention au décalage horaire pour pouvoir suivre les cours.

Apprendre à s’adapter à une nouvelle approche

Heureusement, l’université et les professeurs ont été très conciliants et ont tout fait pour que nous puissions terminer notre semestre dans les meilleures conditions possibles. Régulièrement je recevais des emails avec des conseils pour travailler efficacement à distance. Si je devais à mon tour prodiguer des conseils sur l’apprentissage à distance voici ce que je proposerai :

Conserver un rythme régulier

Il faut continuer à se lever à une heure précise chaque matin même si c’est plus tard que d’habitude et s’imposer une heure pour dormir également.

Définir les moments où vous travaillez et ceux où vous êtes libre

Il est important de discuter avec les gens avec qui vous vivez de quand vous pouvez faire quelque chose avec eux, des moments où vous devez travailler. Au Canada, j’avais l’habitude de travailler tous les week-ends pour rester à jour dans mes cours, mais de retour en France mes parents n’avaient pas conscience de ça et me proposaient toutes sortes d’activités pour s’occuper. Le problème étant qu’il était bien plus tentant de sortir dehors que de terminer mon essai de 12 pages sur un sujet imposé, or cet essai devait être fini et cela a mis à mal ma motivation.

S’accorder des pauses régulières (et ne pas culpabiliser car on ne travaille pas à ces moments là)

Apprendre seul devant un ordinateur demande bien plus de concentration qu’en classe et cela fatigue beaucoup. Faire des pauses permet d’être plus efficace dans les phases de travail.

Diviser les grands travaux en petites tâches à accomplir

D’habitude lorsque je devais rendre un essai je faisais en sorte qu’il soit prêt à la date à laquelle il est dû qu’importe où j’en suis une semaine avant ou la veille. A distance, j’ai appris à diviser les grandes tâches en plus petites pour être plus efficace. Je me fixais un objectif pour chaque jour, par exemple lundi l’introduction doit être rédigée, mardi la première partie,… cela permet de se motiver en sachant où se termine le travail de la journée. Mais également d’avoir la sensation d’avoir fait quelque chose de sa journée en ayant atteint notre objectif.

Garder contact avec ses amis et discuter avec eux de l’avancement des cours

Cela permet de leur poser des questions sur les cours qu’on n’a pas compris, mais également de se motiver en se fixant des objectifs communs, ou encore de se déculpabiliser en se rendant compte qu’on est pas seule à éprouver des difficultés à travailler.
Ces conseils sont issus de ma propre expérience et ne sont pas forcément adaptés à tout le monde mais ils ont fonctionné pour moi.
Le prochain semestre de mon université se déroulera lui aussi en ligne mais cette fois je pense le faire au Canada. Je pourrais ainsi revoir mes amis, profiter du campus, des bibliothèques, des conseillers, et ne plus avoir à m’en faire avec le décalage horaire. Étudier en ligne n’a pas était facile au début mais on finit par s’y habituer et même y trouver des avantages.